Les antisèches de l’entretien de recrutement d’après notre Dr. Job

Entrée en scène
L’entretien commence dès que vous avez franchi les portes du Groupe. Et les premières minutes sont déterminantes pour faire bonne – ou mauvaise – impression.
1. Préparez-vous ! Vous devez connaître votre CV et l’annonce sur le bout des doigts. Vous avez identifié quelles étaient vos compétences en phase avec celles exigées pour le poste. Les missions à venir ? Vous mettez en avant certaines expériences. Vous avez des exemples concrets à fournir pour illustrer vos qualités et vos motivations. Vos activités sont en adéquation avec le profil recherché ou les valeurs de l’entreprise.
2. Renseignez-vous sur le Groupe avant l’entretien ! C’est impératif si vous voulez faire bonne impression. Cela montre que vous êtes là en connaissance de cause et motivé.
3. Les premières minutes sont déterminantes. Elles donnent l’impulsion pour tout le reste de l’entretien. Faire mauvaise impression dans les premières secondes, c’est partir avec un handicap. Il faut donc soigner l’attitude, les gestes et le discours.

Attitude
Il y a ce que vous dites, et ce que vous montrez. Les recruteurs sont sensibles à votre comportement et à vos gestes, ils les interprètent. Faites bonne impression.
1. Même quand vous ne parlez pas… vous dites quelque chose ! Votre corps parle pour vous. C’est ce que l’on appelle la communication non verbale, le langage du corps... Nos gestes et nos attitudes expriment une part de notre personnalité et de notre état d’esprit. Ne laissez pas votre corps dire n’importe quoi.
2. Vos mains : pendant l’entretien, elles restent posées sur la table ou sur vos cuisses. Se gratter, jouer avec un stylo, tapoter sur l’accoudoir… sont interprétés comme des signes de nervosité. Les bras croisés, c’est un signe de repli sur soi, d’un manque d’ouverture.
3. Manifester une certaine assurance tout en respectant l’ensemble des codes de l’entretien, voilà une excellente idée. Le recruteur y verra une attitude professionnelle, il sera tout simplement rassuré.

Discours
Que devez-vous faire pendant l’entretien ? Que devez-vous dire ? Comment ? Quelles sont les questions incontournables ? Préparez-vous !
1. C’est un principe fondamental : vous devez étayer votre discours par des exemples. Le style déclaratif et affirmatif du type « Oui, je sais faire » qui n’est pas suivi d’une illustration concrète est à proscrire.
2. Savoir se présenter, ça ne s’improvise pas ! Il s’agit de vous, vous devez donc être à l’aise avec votre parcours. Préparez vos arguments en fonction du poste, sélectionnez vos expériences en fonction des compétences attendues, et entrainez-vous.
3. En posant des questions, vous manifestez votre intérêt, et faites donc preuve de motivation. Attention toutefois à poser des questions pertinentes, ou bien des questions dont les réponses ne figurent pas dans l’offre d’emploi.
4. Bien évidemment, vous vous projetez dans quelques années. Vous avez réfléchi à une évolution de votre poste compatible avec la structure de l’entreprise.
5. Ce qu’il faut savoir sur nous : secteur d’activité, organisation, quelques chiffres… mais aussi nos valeurs ou notre culture, le contexte économique. C’est impératif si vous voulez faire bonne impression. Cela montre que vous êtes là en connaissance de cause et motivé.
6. Vos emplois précédents : les raisons de votre recrutement et celles de votre départ, les missions significatives, le bilan… Autant de sujets que vous devez préparer. N’oubliez pas cette évidence : ce sont ces expériences qui fondent une grande partie de l’entretien !
7. C’est à vous… mais vous n’avez pas de question ! Si l’entretien a permis d’aborder tous les sujets souhaités, dites le simplement à votre interlocuteur. On peut comprendre qu’après une heure d’entretien, vous avez beaucoup d’informations à digérer.

Recruteurs et recrutement
Comprendre ce que cherche le recruteur : c’est un bon moyen pour éviter les faux-pas, anticiper certaines questions, et préparer ses arguments en conséquence.
1. Pourquoi êtes vous là ? Parce que votre interlocuteur a été convaincu par votre CV et votre lettre de motivation. Ce qu’il cherche maintenant, c’est une confirmation. L’entretien doit lui permettre de déterminer si vous êtes le candidat parfait pour le poste.
2. Vous aurez plusieurs entretiens. Ils sont tous d’égale importance. Oraux techniques, entretien RH, entretien opérationnel… les questions diffèrent, pas l’intérêt, ni la valeur.
3. Angoissé par une procédure de recrutement scindée en plusieurs entretiens ? Vous craignez de ne plus rien avoir à raconter après la première entrevue ? C’est une angoisse inutile. Les interlocuteurs changent, leurs questions aussi. Ce qui ne doit pas changer en revanche, c’est votre implication. Tous les entretiens peuvent être « éliminatoires ».
4. Compétences, culture d’entreprise, motivation, apparemment tout concordei. Mais il y a un quatrième point sur lequel doit se renseigner le recruteur : votre personnalité. D’où certaines questions sur votre comportement en situation professionnelle (« Comment gérez vous la pression ? »).

Clap de fin
Ne négligez pas les dernières minutes. Au bout d’un certain temps, la concentration s’émousse. Pourtant, hors de question de se relâcher, soignez la sortie.
1. Quelques signes pour comprendre que l’entretien est sur le point de se terminer : le bloc-notes qui se ferme, un coup d’œil sur la montre…
2. « Tous les points ont été évoqués ? », « Avez-vous d’autres questions ? »… Le recruteur vous indique poliment que l’entretien touche à sa fin. Ce n’est pas le moment de se lancer dans un grand discours.
3. Votre avis m’intéresse. Le recruteur vous demande ce que vous avez pensé de l’entretien ? Reprenez un point précis pour mettre en valeur une qualité ou une compétence. Pas de long discours.
4. Je sens que je vais conclure. L’entretien s’achève. N’oubliez pas une chose essentielle : de vous ou de l’interlocuteur, qui reprend contact ? Comment ? Dans quel délai ?
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